« De la régulation concurrentielle (II) » : Observations sur un article de M. Thierry Dahan

Monsieur Thierry Dahan est actuellement l’un des quatre vice-présidents de l’Autorité de la concurrence. J’ai déjà consacré deux billets à commenter des articles de cet auteur.

Dans un premier billet, qui concernait un article où M. Dahan traitait des rapports entre la concurrence et la fiscalité, j’avais relevé de nombreuses faiblesses dans les raisonnements de ce professionnel du droit de la concurrence.

J’avais en effet constaté que l’intéressé commettait de sérieuses erreurs de logique, qu’il manifestait une certaine propension à faire un usage fantaisiste de notions techniques, et, plus généralement, qu’il était souvent difficile de donner un quelconque sens à ses propos.

Dans un deuxième billet, j’avais montré que M. Dahan versait dans le « sophisme du Nirvana », au sens où, pour conclure à la nécessité de l’intervention d’un régulateur, au lieu de démontrer l’inefficacité relative du marché par rapport au régulateur, il se contentait d’arguer de l’incapacité des marchés réels à réaliser un optimum.

Le présent billet sera dédié à une analyse plus détaillée de la deuxième partie d’un article intitulé « De la régulation concurrentielle » que notre auteur avait publié il y a quelques années dans la revue Concurrences[1].

Je montrerai que M. Dahan y commet de manière magnifiée les différentes erreurs déjà relevées dans mes articles précédents. Je consignerai également quelques remarques intéressantes faites par l’auteur.

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