« La promotion et la défense des intérêts des consommateurs » : Observations sur l’article de Mme Monique Goyens

Mme Monique Goyens est directrice générale du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC). Elle a récemment participé à un ouvrage collectif intitulé A quoi sert la concurrence ? Sa contribution (« La promotion et la défense des intérêts des consommateurs : Objectif trop longtemps oublié de la politique de concurrence ? ») appelle de ma part les commentaires suivants.

L’auteur écrit que « Dans une économie de marché, le consommateur est censé arbitrer les offres concurrentes en vertu de ses préférences basées sur un choix informé. Du moins en théorie. »

Cette affirmation est erronée. Dans une économie de marché, les consommateurs… font ce qu’ils veulent. Ils peuvent délibérer longuement leurs décisions de consommation, assembler toute l’information disponible, ou bien, au contraire, se laisser guider par leurs impulsions. L’économie de marché requiert simplement que leurs droits de propriété soient respectés.

Mme Goyens semble en outre insinuer que le fait de prendre une décision sans être bien informé serait une preuve d’irrationalité (« Cherche consommateur rationnel et bien informé, désespérément ! »). Cela dénote de sa part une connaissance imparfaite, non seulement de la théorie néoclassique (qu’elle critique), mais aussi de la théorie béhavioriste (dont elle se réclame : « Le mythe du consommateur rationnel déjoué par les sciences comportementales »).

En effet, la recherche, l’évaluation et la vérification de l’information étant en elles-mêmes coûteuses, il est généralement rationnel, de la part d’un consommateur, de ne pas chercher à être parfaitement informé.

Il serait même contraire à la rationalité de dépenser trop de temps, d’argent et d’énergie à s’informer. Comme le note d’ailleurs l’auteur (sans manifestement saisir toutes les implications de son propos), « Le consommateur […] est censé faire les bons choix, optimisant les ressources […] ».

A cet égard, il me paraît opportun de citer les propos tenus par un membre de la Federal Trade Commission dans le cadre d’une discussion similaire :

Il y a une circonstance qui, très fréquemment, empêche les consommateurs de prendre des décisions parfaites : le fait que l’information soit coûteuse à obtenir. La perfection est coûteuse. Le niveau d’erreur efficient n’est pas zéro. … C’est un problème tout à fait familier en théorie économique ; si familier, à la vérité, qu’il est discuté dans n’importe quel manuel de microéconomie standard. … Bien-sûr, les économistes béhavioristes eux-mêmes ne prétendent pas que les problèmes d’information imparfaite supposent ou sont nécessairement le produit de l’irrationalité. … Que les individus (ou les firmes) fassent des économies sur ces coûts [d’information] peut n’avoir rien à voir avec une quelconque irrationalité[1].

Mme Goyens affirme que « Le consommateur, en bon père de famille, est censé faire les bons choix, optimisant les ressources en vertu de ses besoins et ses préférences. Or les études comportementales […] démentent le comportement rationnel du consommateur ».

Pour étayer ce propos, elle écrit que « Le choix du consommateur est truffé de biais, comme la procrastination, (ex. : postponer l’épargne pour la retraite), le court-termisme (ex. : payer avec une carte de crédit pour satisfaire un besoin/une envie immédiate), l’impatience, le choix par défaut (l’inertie, raison d’être des cases pré-remplies dans certains types de contrats) ».

Or, aucun de ces traits, seraient-ils avérés – ce que je vais postuler – n’appuie sa conclusion.

La « procrastination », le « court-termisme » et l’ « impatience » résultent des préférences du consommateur – plus précisément, de sa préférence pour le présent (time-preference/time-discounting). Cette préférence, comme toutes les autres préférences, entre légitimement dans sa fonction d’utilité, et constitue l’aune à laquelle la « rationalité » peut être appréciée. Un consommateur qui fait preuve d’« impatience » ne se comporte donc pas de manière irrationnelle.

Au contraire, négliger de tenir compte du prix du temps serait une preuve d’irrationalité. Tout économiste sait cela depuis que Böhm-Bawerk et Irving Fisher ont jeté les bases de la théorie de l’intérêt. En bref, il est parfaitement arbitraire de présenter la préférence pour le présent comme un biais.

L’on pourrait à l’extrême rigueur critiquer la préférence hyperbolique pour le présent (en réalité, cette critique est elle-même défectueuse), mais certainement pas la préférence pour le présent (l’impatience) en elle-même.

Le commissaire de la FTC cité précédemment relève ainsi, au crédit de son interlocuteur, que celui-ci

entend se référer non pas à l’impatience de manière générale (les économistes néo-classiques de base discutent déjà de la préférence pour le présent), mais à la préférence hyperbolique (hyperbolic discounting), i.e. le « biais pour le présent » ou l’hypothèse selon laquelle les individus actualisent le futur (discount the futur) selon un taux plus élevé à court-terme qu’à long terme et font donc des choix temporels systématiquement incohérents[2].

Hélas, il semble au contraire parfaitement clair que Mme Goyens se réfère à la préférence pour le présent (l’impatience) en tant que telle.

Quant au « choix par défaut », il ne démontre pas non plus l’existence d’un biais. Il révèle simplement que le consommateur considère que le coût requis pour la recherche de solutions alternatives serait plus important que l’utilité procurée par ces solutions potentielles. Ainsi, les choix par défaut n’empêchent pas le consommateur de « faire les bons choix, optimisant les ressources en vertu de ses besoins et ses préférences ».

Mme Goyens soutient qu’« une des conditions d’une économie de marché effective – son atomicité, qui suppose un grand nombre d’offrants parmi lesquels le consommateur peut librement exercer ses choix – n’est que rarement présente. De nombreuses manipulations, certaines légales et relevant de la liberté de commerce, d’autres illégales, empêchent le consommateur de bénéficier de cette atomicité et de procéder au choix optimal pour lui ».

L’économie de marché n’est nullement conditionnée à l’ « atomicité » du marché. En effet, pour être effective, l’économie de marché requiert simplement un respect effectif du droit de propriété. Ce que l’auteur appelle une « économie de marché effective » équivaut en fait à la concurrence pure et parfaite.

Or, de nos jours, la grande majorité des économistes rougiraient s’ils étaient accusés d’appréhender cette construction théorique comme un standard normatif (ils l’utilisent très souvent de cette façon, mais ils l’avoueraient difficilement).

En effet, la condition d’atomicité requise par la théorie de la concurrence pure et parfaite conduirait en pratique à annihiler les économies d’échelle. En conséquence, les coûts de production seraient si hauts que les individus seraient réduits à une vie misérable.

Contrairement à ce que l’auteur soutient, le consommateur pourrait donc difficilement « bénéficier de cette atomicité ». Elle pourrait au contraire lui être fatale.

Ajoutons que la théorie de concurrence pure et parfaite requiert également que les produits vendus sur un marché soient homogènes. Il en résulte qu’aucune variété ne doit être proposée au consommateur (au moins au sein d’un même « marché ») : il est donc pour le moins fallacieux d’affirmer que, lorsque la condition d’ « atomicité » est respectée, « le consommateur peut librement exercer ses choix » parmi « un grand nombre d’offrants ». Certes, les offrants sont nombreux, mais ils offrent tous la même chose.

Mme Goyens écrit qu’ « il est important de noter que les données des sciences comportementales ne s’appliquent pas seulement aux décisions des consommateurs, mais à toute décision humaine, aussi celles qui relèvent des entreprises ; les décisions prises avant ou dans le cadre de la crise financière éclatée en 2008 par les responsables des institutions financières en sont un douloureux exemple ! Ce comportement irrationnel impose que l’on doive accepter que les décisions des êtres humains se basent aussi sur d’autres facteurs que la raison ».

Je ne peux m’empêcher d’observer que l’auteur, après avoir affirmé que les sciences comportementales s’appliquent « à toute décision humaine » et avoir évoqué en ce sens les décisions des consommateurs et des entreprises, omet de mentionner celles des Etats et des associations de consommateurs. Ces deux dernières entités seraient-elles sur-humaines, divines, et donc infaillibles ?

Apparemment, les associations de consommateurs le seraient bel et bien, du moins selon Mme Goyens. Celle-ci écrit en effet qu’ « Il existe bien sûr des sources d’information objectives, telles que les publications des organisations de consommateurs ». Si on effectue un petit recoupement, on s’aperçoit que l’auteur est en train de nous expliquer tranquillement que les décisions des associations de consommateurs ne sont pas d’origine humaine et se fondent uniquement sur la raison.

(Rappelons que l’intéressée préside le Bureau européen des unions de consommateurs.)

Mme Goyens évoque ensuite « le fléau de la sur-information des consommateurs ».

Elle affirme, après avoir cité le cas des « longs documents contractuels que personne n’envisage de lire dans notre société actuelle, et où la « clause qui tue » est cachée quelque part en fin de contrat, ou à l’écran 23 sur votre téléphone portable », que

La surabondance d’informations destinées au consommateur mène donc à sa désinformation. Le niveau suroptimal est atteint. L’efficacité du transfert d’information est diminuée, avec la circonstance aggravante que les opérateurs économiques, tant responsables politiques qu’entreprises, ont bonne conscience, puisqu’il est donné au consommateur toute l’information dont il a besoin pour pouvoir prendre une décision bien réfléchie.

Les « longs documents contractuels que personne n’envisage de lire » sont effectivement un « fléau ». Nombre de consommateurs, s’ils avaient le choix, préféreraient sans doute des offres contractuelles suffisamment synthétiques pour pouvoir être lues en intégralité.

Mais à qui la faute ? Aux entreprises ou aux Etats ? A l’évidence, ce sont ces derniers qui imposent que tant d’informations inutiles ou inutilisables soient délivrées aux consommateurs.

Leur action est d’autant plus perverse qu’elle interdit aux entreprises de se spécialiser dans le « low cost de l’information », c’est-à-dire dans la clarté, la simplicité et l’intelligibilité de leurs conditions générales.

Je n’arrive pas à déterminer avec certitude à qui l’auteur impute ce fléau : la formule « les opérateurs économiques, tant responsables politiques qu’entreprises », est un peu obscure.

Mais cette critique, pour juste qu’elle soit, est tout de même paradoxale : les associations de consommateurs n’ont-elles pas une responsabilité importante dans cette situation de sur-information ?

Mme Goyens soutient qu’ « Il n’y a aucune automaticité entre libéralisation et bien-être des consommateurs. Le contraire étant malheureusement vrai, comme le démontre par exemple dans certains pays européens la cacophonie de l’offre énergétique en présence de laquelle les consommateurs ne peuvent que se perdre ».

Je m’abstiendrai de critiquer la première phrase. En revanche, la seconde paraît totalement absurde : Mme Goyens semble nous dire que libéralisation et bien-être des consommateurs iraient automatiquement à l’encontre l’une de l’autre ! On est dans l’économie administrée pure et dure.

L’auteur s’indigne d’ailleurs de l’existence de « choix politiques qui, au lieu de viser à réglementer un marché, estiment qu’il appartient au consommateur de le régler, sur la base d’une information qui est mise à sa disposition ».

Mme Goyens écrit que « Le droit européen de la concurrence est sans ambiguïté : toute restriction à la concurrence doit être justifiée par l’intérêt des consommateurs ».

Malheureusement, le droit européen est au contraire extrêmement ambigu, et même fallacieux. En effet, selon l’interprétation de la Commission, le droit de la concurrence ne défend pas l’intérêt des consommateurs, mais celui de certains consommateurs.

Certes, au stade de l’exposé des principes, les références au bien-être « du » ou « des » consommateurs abondent dans les textes officiels. Mais, quand ils entrent dans les détails, ces mêmes textes prévoient que seul compte le bien-être des consommateurs du marché pertinent[3].

Ainsi, si une pratique favorise les intérêts des consommateurs du marché A et défavorise ceux des consommateurs du marché B, la pratique sera interdite, quand bien même l’effet net serait positif. En un sens, il est donc permis de dire que la « promotion et la défense des intérêts des consommateurs » serait l’ « objectif trop longtemps oublié de la politique de concurrence ».

Au demeurant, les régulateurs étatiques sont totalement incapables de déterminer ce que requiert concrètement l’intérêt des consommateurs. Leurs limitations cognitives sont bien trop importantes.

La prétention à maximiser le « surplus » du consommateur relève d’une hubris phénoménale, ou, selon le vocabulaire de Hayek, d’une « fatal conceit » et d’une « pretence of knowledge ».

Comme on l’a vu, il est possible que Mme Goyens ait indirectement mis en doute le dogme de l’infaillibilité étatique. Elle semble en effet insinuer que les Etats auraient une part de responsabilité dans la situation actuelle de surabondance d’information.

Elle ne va pas cependant jusqu’à leur imputer des « biais » comportementaux. Pourtant, si irrationalité il y a, celle-ci est au moins cent fois plus forte chez l’Etat que chez les consommateurs.

Je citerai simplement le cas de la « procrastination ». Mme Goyens écrit que « Le choix du consommateur est truffé de biais, comme la procrastination, (ex. : postponer l’épargne pour la retraite), […] ». Je passe sur le fait que l’Etat, par ses prélèvements obligatoires, siphonne très largement les fonds que les contribuables pourraient utiliser pour épargner.

Je me limiterai à poser une question : l’Etat épargne-t-il davantage que les consommateurs ? épargne-t-il tout court ?

A l’évidence, poser la question, c’est y répondre. L’Etat n’épargne pas du tout ; il dilapide. Existe-t-il un Etat dans le monde qui ne soit pas endetté ? A quoi servent les fonds prélevés par l’Etat au titre du système de retraite par répartition : à satisfaire les besoins courants ou à investir ?

Sous l’intitulé « Les entreprises : la concurrence, oui, mais pour les autres ! », Mme Goyens déclare que « Trente années de pratique consumériste me permettent de conclure qu’en Europe, le discours des entreprises, selon lequel c’est l’économie de marché, fondée sur la libre concurrence entre opérateurs économiques, qui représente le modèle économique qui produit le plus de richesse et de bien-être, ne s’applique qu’aux autres ».

En un sens, l’observation de Mme Goyens est fort juste. Bien des entreprises, lorsqu’elles dénoncent les atteintes aux principes de l’économie de marché, retranchent du champ de leurs critiques les exceptions qui leur bénéficient. Turgot soulignait déjà en son temps que

Le monde est plein de gens qui condamnent, par exemple, les privilèges exclusifs, mais qui croient qu’il y a certaines denrées sur lesquelles ils sont nécessaires, et cette exception est ordinairement fondée sur un intérêt personnel, ou sur celui de quelques particuliers avec lesquels on est lié. C’est ainsi que la plus grande partie des hommes est naturellement portée aux principes doux de la liberté du commerce. Mais presque tous, soit par intérêt, soit par routine, soit par séduction, y mettent quelques petites modifications ou exceptions[4].

Cependant, lus littéralement, les propos de Mme Goyens semblent signifier que, selon les entreprises, la concurrence ne devrait s’appliquer qu’aux entités autres que les entreprises (l’Etat, les associations…).

Or, les entreprises (du secteur privé) sont par nature les entités les plus exposées à la concurrence. Leur situation tranche clairement avec celle des fonctionnaires.

Il est d’ailleurs surréaliste que ceux-ci, bureaucrates ou professeurs, puissent reprocher à des entreprises de restreindre la concurrence.

Il est d’ailleurs permis de constater, en paraphrasant les propos de Mme Goyens, que le discours des fonctionnaires mettant en œuvre ou commentant les politiques de concurrence, selon lequel c’est l’économie de marché, fondée sur la libre concurrence entre opérateurs économiques, qui représente le modèle économique qui produit le plus de richesse et de bien-être, ne s’applique qu’aux autres.

A la vérité, Mme Goyens pourrait elle-même être concernée par sa propre critique, puisque l’association qu’elle préside et qui l’emploie est financée à 45 % par des subventions publiques[5]. La concurrence, oui, mais pour les autres !

*

*         *

Pour conclure, je citerai des paroles de Turgot qui, si elles avaient été écoutées, auraient pu nous épargner une révolution.

La liberté générale d’acheter et de vendre est donc le seul moyen d’assurer, d’un côté, au vendeur, un prix capable d’encourager la production ; de l’autre, au consommateur, la meilleure marchandise au plus bas prix. Ce n’est pas que, dans des cas particuliers, il ne puisse y avoir un marchand fripon et un consommateur dupe ; mais le consommateur trompé s’instruira, et cessera de s’adresser au marchand fripon ; celui-ci sera décrédité et puni par là de sa fraude ; et cela n’arrivera jamais fréquemment, parce qu’en général les hommes seront toujours éclairés sur un intérêt évident et prochain.

Vouloir que le gouvernement soit obligé d’empêcher qu’une pareille fraude n’arrive jamais, c’est vouloir l’obliger de fournir des bourrelets à tous les enfants qui pourraiet tomber. Prétendre réussir à prévenir par des règlements toutes les malversations possibles en ce genre, c’est sacrifier à une perfection chimérique tous les progrès de l’industrie ; c’est resserrer l’imagination des artistes dans les limites étroites de ce qui se fait ; c’est leur interdire toutes les tentatives nouvelles ; c’est renoncer même à l’espérance de concourir avec les étrangers dans la fabrication des étoffes nouvelles qu’ils inventent journellement, puisque n’étant point conformes aux règlements, les ouvriers ne peuvent les imiter qu’après en avoir obtenu la permission du gouvernement, c’est-à-dire, souvent, lorsque les fabriques étrangères, après avoir profité du premier empressement des consommateurs pour cette nouveauté, l’ont déjà remplacée par une autre. C’est oublier que l’exécution de ces règlements est toujours confiée à des hommes qui peuvent avoir d’autant plus d’intérêt à frauder ou à concourir à la fraude, que celle qu’ils commettraient serait couverte en quelque sorte par le sceau de l’autorité publique et par la confiance qu’elle inspire au consommateur. C’est oublier aussi que ces règlements, ces inspecteurs, ces bureaux de marque et de visite entraînent toujours des frais ; que ces frais sont toujours prélevés sur la marchandise, et par conséquent surchargent le consommateur national, éloignent le consommateur étranger ; qu’ainsi par une injustice palpable on fait porter au commerce, et par conséquent à la nation, un impôt onéreux pour dispenser un petit nombre d’oisifs de s’instruire ou de consulter afin de n’être pas trompés ; que c’est, en supposant tous les consommateurs dupes et tous les marchands et fabricants fripons, les autoriser à l’être, et avilir toute la partie laborieuse de la nation[6].

[1]    Josh Wright, Nudging Antitrust? Commissioner Rosch’s Weak Case for “Behavioral Antitrust” (Part 1), Truth on the Market, 10 juillet 2010, lien.

[2]     Ibid.

[3]     V., par exemple, Lignes directrices concernant l’application de l’article 81, paragraphe 3, du traité, paragraphe 43 (« En principe, l’appréciation au regard de l’article [101], paragraphe 3, du profit résultant des accords restrictifs ne déborde pas le cadre de chacun des marchés en cause concernés par l’accord […] En principe, les effets négatifs sur les consommateurs d’un marché géographique ou d’un marché de produits donné ne peuvent être comparés aux effets positifs pour les consommateurs d’un marché géographique ou d’un marché de produits distinct, ni compensés par ces effets positifs »).

[4]     Turgot, « Eloge de Gournay », in Formation & distribution des richesses, GF Flammarion, 1997.

[5]     BEUC, rapport annuel 2013, lien. En page 17 du rapport, on peut trouver les informations financières suivantes : Subvention de fonctionnement de l’UE : 1.304.467 €. Projets financés par l’UE 262.158 €. Total des recettes : 3.458.347 €.

[6]     Turgot, « Eloge de Gournay », précité.

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